La confiance en soi… pourquoi la chercher là où elle n'est pas ?
- Sandrine LAMPLA

- 2 juin
- 4 min de lecture
Et si vous cherchiez la confiance en soi au mauvais endroit depuis le début ?
On nous dit souvent que la confiance en soi, ça se travaille. Qu'il faut se dépasser, sortir de sa zone de confort, se fixer des objectifs ambitieux et les atteindre. Qu'il faut faire semblant jusqu'à y croire…
Alors on essaie. On se force. On se compare. On attend d'avoir fait quelque chose d'assez grand, d'assez impressionnant, d'assez parfait pour enfin se sentir légitime.
Et on attend encore.
Parce que cette version-là de la confiance en soi, celle qui dépend de ce qu'on accomplit, de ce que les autres pensent, de ce qu'on voit dans le miroir, est une construction fragile.
Elle vacille à la première critique. Elle s'effondre à la première erreur.
Ce n'est pas de la confiance en soi. C'est de la validation externe.
La vraie confiance en soi… ce que c'est vraiment
La vraie confiance en soi n'a rien à voir avec l'absence de doute. Elle n'a rien à voir avec le fait d'être courageux(se), extraverti(e) ou ambitieux(se).
C'est quelque chose de bien plus simple et bien plus solide.
C'est la certitude profonde que vous avez de la valeur, indépendamment de ce que vous produisez, de ce que vous réussissez, de ce que les autres pensent de vous.
C'est la capacité à vous faire confiance, à vos ressentis, à vos jugements, à vos choix, même quand vous n'êtes pas sûr(e) du résultat.
C'est savoir que vous pouvez traverser les difficultés… pas parce que vous ne tomberez jamais, mais parce que vous savez que vous vous relèverez.
D'où vient le manque de confiance en soi ?
Il ne vient pas de nulle part. Il se construit, souvent très tôt, à partir de messages reçus, d'expériences vécues, de comparaisons subies.
"Tu aurais pu faire mieux." "Ce n'est pas si bien que ça." "Regarde comme untel réussit bien, lui."
Ces messages s'impriment. Ils deviennent une voix intérieure, critique, exigeante, jamais vraiment satisfaite.
Une voix qui minimise vos réussites, amplifie vos erreurs, et vous convainc que vous n'êtes jamais tout à fait à la hauteur.
Et cette voix-là, on l'écoute. On la croit. On construit notre rapport à nous-même autour d'elle, sans réaliser que ce n'est pas la vérité.
C'est une croyance. Et une croyance, ça se travaille.
Les pièges les plus fréquents
Attendre d'être prêt(e)
"Je ferai ça quand j'aurai plus confiance en moi."
Sauf que la confiance ne précède pas l'action, elle se construit dans l'action. Attendre d'être prêt(e), c'est attendre indéfiniment.
Se comparer aux autres
La comparaison est le chemin le plus court vers la dévalorisation. Vous ne voyez jamais les coulisses de la vie des autres… seulement leur façade.
Et comparer votre intérieur à leur extérieur ne sera jamais juste.
Confondre performance et valeur
Rater quelque chose ne fait pas de vous quelqu'un de raté. Réussir quelque chose ne fait pas de vous quelqu'un de valeureux(se).
Votre valeur n'est pas dans ce que vous faites… elle est dans ce que vous êtes.
Chercher la validation à l'extérieur
Si votre confiance dépend du regard des autres, de leurs compliments, de leur approbation, de leur absence de critique, elle sera toujours fragile. Parce que vous n'avez aucun contrôle sur ce que les autres pensent.
Par où commencer pour la reconstruire ?
La confiance en soi ne se décrète pas. Mais elle se reconstruit progressivement, patiemment, avec les bons outils et le bon accompagnement.
Quelques premières pistes :
Reconnaître ce que vous faites bien
Pas pour vous vanter, mais pour rééquilibrer cette tendance naturelle à ne voir que ce qui ne va pas. Chaque soir, notez une chose que vous avez bien faite, bien gérée, bien traversée.
Identifier la voix critique
La prochaine fois qu'elle se manifeste, demandez-vous : "est-ce que je dirais ça à quelqu'un que j'aime?"
Si la réponse est non : pourquoi vous le dites-vous à vous-même ?
Revenir à vos valeurs
La confiance en soi s'ancre dans la connaissance de soi. Quand vous savez ce qui est important pour vous, quand vous agissez en cohérence avec vos valeurs, vous n'avez plus besoin de validation externe pour vous sentir légitime.
Accepter l'imperfection
Non pas comme une résignation, mais comme une libération. Vous n'avez pas à être parfait(e) pour avoir de la valeur. Personne ne l'est. Et c'est précisément ce qui nous rend humains.
Et si vous n'aviez pas à faire ça seul(e) ?
Reconstruire sa confiance en soi est un travail profond et souvent plus rapide et plus solide quand on est accompagné(e).
C'est exactement ce sur quoi nous travaillons en coaching. Pas pour vous donner des techniques superficielles. Mais pour aller chercher là où ça se joue vraiment et vous aider à construire une confiance qui vous appartient, ancrée dans qui vous êtes vraiment.
Si quelque chose résonne en vous à la lecture de ces lignes, je vous propose un premier échange téléphonique, court et sans engagement, pour faire le point ensemble.
Sandrine LAMPLA
Experte en Transition professionnelle
Coaching - Bilan de Compétences - Formation





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