Le droit d'être imparfait(e)... et si c'était votre plus grande force ?

Et si la perfection que vous poursuivez vous coûtait bien plus qu'elle ne vous apporte ?
Vous le faites encore.
Vous relisez ce mail une quatrième fois avant de l'envoyer.
Vous retravaillez ce dossier qui était déjà bien.
Vous vous excusez pour quelque chose qui ne le méritait pas vraiment.
Vous reportez ce projet parce que les conditions ne sont pas encore parfaites.
Et le soir, en faisant le bilan de votre journée, vous vous attardez sur ce qui n'a pas marché plutôt que sur ce qui a bien fonctionné.
Vous connaissez ce fonctionnement. Peut-être même, quelque part, vous en êtes fier(e), parce qu'on vous a appris que l'exigence était une qualité. Que vouloir bien faire était une vertu.
Et c'en est une. Jusqu'à un certain point.
Le perfectionnisme, un masque qui protège
Le perfectionnisme n'est jamais vraiment une question de qualité. C'est une question de sécurité.
Si tout est parfait, on ne peut pas être critiqué(e).
Si on ne présente que ce qui est irréprochable, on ne risque pas de décevoir.
Si on se prépare indéfiniment, on n'a pas à affronter l'échec possible.
Le perfectionnisme est une armure. Efficace, parfois. Mais épuisante toujours.
Parce qu'il n'existe pas de travail parfait. Pas de décision parfaite. Pas de vie parfaite. Et poursuivre quelque chose qui n'existe pas finit par vous éloigner de ce qui existe vraiment : votre énergie, votre spontanéité, votre joie de faire.
Ce que l'imperfection permet
Il y a quelque chose de libérateur dans l'imperfection. Quelque chose que les personnes les plus créatives, les plus audacieuses, les plus épanouies ont compris, pas en renonçant à l'excellence, mais en acceptant que le chemin vers elle soit imparfait.
Elle permet d'avancer
Un projet lancé imparfaitement vaut infiniment mieux qu'un projet parfait qui n'existe que dans votre tête. L'action, même imparfaite, crée des possibles. L'attente de la perfection, elle, crée de l'immobilité.
Elle permet d'apprendre
Les erreurs sont les meilleurs professeurs qui soient, à condition de les accepter comme faisant partie du processus, et non comme des preuves de votre insuffisance. Chaque imperfection porte en elle une information précieuse sur ce qui peut s'améliorer.
Elle permet de se connecter aux autres
Personne ne se reconnaît dans la perfection. Tout le monde se reconnaît dans la vulnérabilité, dans le doute, dans le "j'ai essayé et ça n'a pas marché comme prévu". L'imperfection crée du lien là où la perfection crée de la distance.
Elle permet d'être soi
La perfection est un masque. L'imperfection est un visage. Quand vous vous autorisez à être imparfait(e), vous vous autorisez à être vous-même. Et c'est souvent là que les choses les plus belles et les plus justes commencent.
Ce que vous perdez à vouloir tout contrôler
Le perfectionnisme a un coût.
Un coût en énergie, parce qu'il faut en dépenser bien plus pour atteindre les 100% que pour atteindre les 80%.
Un coût en temps, parce que la relecture infinie, la préparation excessive, le report permanent volent des heures précieuses.
Un coût en joie, parce qu'on ne savoure jamais vraiment ce qui est accompli, toujours déjà tourné(e) vers ce qui aurait pu être mieux.
Et parfois, un coût en opportunités. Ces projets non lancés. Ces candidatures non envoyées. Ces conversations non engagées. Par peur de ne pas être à la hauteur d'un standard que vous êtes seul(e) à vous imposer.
S'autoriser l'imperfection... concrètement
Ce n'est pas renoncer à la qualité. C'est choisir où vous mettez votre énergie et accepter que "suffisamment bien" soit parfois la meilleure réponse possible.
Quelques pistes pour commencer :
Célébrer ce qui est fait, pas ce qui est parfait. Chaque soir, notez une chose que vous avez accomplie. Pas la façon dont vous auriez pu mieux la faire... ce que vous avez fait.
Vous donner le droit à l'essai : lancer quelque chose en version imparfaite, observer, ajuster. L'itération est bien plus puissante que la préparation infinie.
Remarquer la voix critique quand elle se manifeste, demandez-lui : "est-ce que je dirais ça à quelqu'un que j'aime ?" Probablement pas. Alors pourquoi vous le dire à vous-même ?
Accueillir l'erreur comme une information, pas comme une preuve de votre insuffisance. Ce qui n'a pas marché vous apprend quelque chose. Qu'est-ce que c'est ?
Et si votre imperfection était précisément ce qui vous rendait extraordinaire ?
Vos cicatrices, vos doutes, vos détours, ce ne sont pas des défauts à corriger. Ce sont les traces d'une vie vécue vraiment. D'essais tentés. De courage exercé.
Le droit d'être imparfait(e), c'est le droit d'être humain(e). Et c'est peut-être la chose la plus libératrice que vous puissiez vous accorder.
Si cette lecture vous donne envie d'explorer davantage, de travailler sur ce rapport à vous-même, à vos exigences, à votre façon de vous traiter, je suis là pour ça.
Je vous propose un premier échange, sans engagement, pour faire le point ensemble.
Sandrine LAMPLA
Experte en Transition professionnelle
Coaching - Bilan de Compétences - Formation





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